
Dans le cadre de la septième édition du festival Tilt, le Mediator, scène conventionnée pour les Arts Croisés, l’IRMA et Réseau en scène Languedoc-Roussillon organisaient à Perpignan, grâce aux moyens techniques de l’Idem, une rencontre professionnelle visant à questionner les enjeux et questions soulevés par de nouvelles formes de création audiovisuelle : les MashUp.
Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui de créer de nouvelles oeuvres et de nouveaux objets artistiques, à partir de séquences, d’échantillons ou d’extraits d’oeuvres anciennes. MashUp, VJing, Remix, Bootleg, les formes et les dénominations sont diverses mais elles ont toutes en commun de bien s’adapter à des prestations live et de se développer en marge des cadres juridiques les plus simples. L’émergence de ces nouveaux propos artistiques pose avec acuité la double question de la liberté des créateurs et du respect de leurs droits ; question que soulève de façon plus générale l’ensemble des technologies de la dématérialisation.
Utilisant le plus souvent des oeuvres connues, reconnues et identifiables, ses oeuvres nouvelles ne sont parvenus à trouver qu’un faible nombre de modèles économiques s’inscrivant dans des cadres leur permettant de respecter le droit et de générer elles-mêmes des droits nouveaux. Face à la complexité du thème, les réponses juridiques simples n’existent pas mais des pistes de travail se font jour; qu’il s’agisse de penser des solutions intermédiaires (commandes), des solutions par analogie (le travail de mixage des vidéo-jockeys est comparable au travail des disques-jockeys) ou des solutions originales grâce à la création d’un espace commun de réflexion.
Comme un symbôle, ces nouvelles formes de création artistique interrogent l’ensemble des réponses que le droit d’auteur invente pour permettre aux créateurs professionnels de vivre décemment des fruits de leur travail. L’objet du droit d’auteur (droit moral et droit patrimonial) et des droits voisins du droit d’auteur n’est certainement pas d’enfermer la libre création artistique dans des contraintes juridiques annihilant tout nouveau processus créatif, à moins de vouloir figer l’innovation de toute une filière économique.
Reste une autre question, ouverte elle aussi, les mashuppers ont-ils envie de s’inscrire dans des logiques de professionnalisation ?
Contribution précieuse, un article de Ismay Marçais, avocate au barreau de Paris, en pièce-jointe :
Le mash-up, vjing, ciné-remix face au droit d’auteur
Et pour continuer le débat, un espace forum proposé par le Mediator :
http://www.tilt-festival.org/tableRonde/index.php
Document téléchargeable :
Lire l'article d'Ismay Marçais : articlemashup240309IM.pdf ( 143Ko )