
Dans le cadre du festival Le Cratère Surfaces, le cabaret de la Maison Tuchenn accueillait un spectacle d’un genre nouveau. Volontairement polémique dans son approche, la rencontre se voulait dérangeante : les arts de la rue sont-ils aujourd’hui la proie de trop nombreuses dérives ?...
Le Festival Cratère Surfaces fêtait ses dix ans ; une dizaine d’années qui permettait de prendre du recul et de chercher à comprendre les évolutions du secteur des Arts de la Rue. Entre rives et dérives, promesses tenues et non tenues. L’avenir s’imaginait florissant ; multiplicité des lieux de diffusion, accroissement de la transversalité institutionnelle, arrivée de nouvelles générations d’artistes, renforcement de la production, démocratisation des publics et création d’un nouveau rapport à la population. Le travail de structuration fut dynamique autour des centres nationaux de production, du Temps des Arts de la Rue, de la Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue et d’autres initiatives. Mais le tracé originel n’a pas été toujours suivi : manque de visibilité artistique des productions par rapport à l’ambition initiale, normalisation et standardisation des spectacles, un protocole intermittent endurci, deux ou trois festivals dominants, peu à même de promouvoir de nouvelles formes, pas de nouvelles aventures marquantes lancées par une nouvelle génération, une offre très élargie, plus de précarité et la rue trop souvent laissée aux comités des fêtes.
Cette rencontre avait pour ambition de faire le point sans complaisance aucune, et de tracer des perspectives.
Toutes voix et voies mêlées…
Une rencontre conçue et animée par Jean-Sébastien Steil, coordinateur d’In Situ, réseau européen de création artistique pour l’espace public, Lieux Publics, et Denis Lafaurie, directeur du Cratère, Scène nationale d’Alès, en partenariat avec l’Onda, Hors les Murs et Réseau en scène Languedoc-Roussillon.
avec la participation de :
Ecouter un extrait de l’intervention de Jean-Sébastien Steil :
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